VENDREDI 31 MAI 2013 – 20h00 - AUBERGE MAISON FOLIE WAZEMMES

DISTRIBUTION

Benghabrit Tewfik : direction et oud
Baba Ahmed Khalil : violon
Benhamed Rafiq : violon alto
Hadjila Ghouti : Percussion: derbouka & bendir
Tchenar Ismet Waïl : tar

PRÉSENTATION

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Tewfik Benghabrit fait partie de cette génération d’artistes qui ont dominé la scène musicale algérienne et paradoxalement, de manière très discrète. Dès la fin des années 70 il occupa la scène culturelle, une période transitoire marquée par le départ de plusieurs maîtres de la musique andalouse à Tlemcen et et qui laissa donc la place à de jeunes artistes de talent. Né en 1959 dans le vieux quartier « Derb Messoufa », situé dans la vieille médina de Tlemcen, dans une famille de musicien, Tewfik Benghabrit fut initié très tôt aux rudiments de la musique andalouse et Haouzi (également appelé Melhoun). Son apprentissage musical lui fera travailler la derbouka, la mandoline, le violon et enfin le oud, devenu au fil du temps son instrument fétiche. Dès 15 ans, il participait aux premières édition du Festival National de la Musique Andalouse avec l'un des grands maîtres-enseignants, Med Bouali.

Apprenant la Nouba andalouse et ses dérivés au sein de plusieurs associations musicales de Tlemcen avec qui il participa à plusieurs festivals nationaux et internationaux de musique andalouse, il fut amené à enregistrer des concerts à la télévision algérienne avec feu Mustapha Skandrani au piano. Ses qualités de musicien lui permirent de participer à l’enregistrement de l’anthologie de la nouba algérienne avec le Ministère de la Culture et aux concerts produits par le grand ensemble régional de la ville de Tlemcen en tant que soliste, notamment à la cité de la musique de Paris IXème (Juin 2002), à Tunis (Novembre 2002), au siège de l’UNESCO (Février 2003) etc.

Tewfik Benghabrit excelle aussi dans la musique sacrée tlemcenienne, présentant régulièrement des concerts de musique soufie et poésie de Abi Medyene Choaïb.

Devenu un des grands musicien du Medh (musique sacrée, ancêtre du Chaabi) et de son instrument fétiche, le oud, il participe activement à Tlemcen à faire perdurer les cultures ancestrales, montant orchestre et secteur de recherche musicologique afin de sauvegarder les noubas, pièces musicales arabo-andalouses trouvant leurs origines dès le Moyen Âge, dont certaines œuvres tombaient dans l'oubli.


Réservations: ATTACAFA 03 20 31 55 31