Mercredi 30 Janvier 2013 à 18h
Foyer de l'Opéra de Lille



Avec

Sengedorj Nanjid – chant, chants diphoniques khöömii, luth tovshuur, flûte tsuur
Odsuren Baatar - chant, chants diphoniques khöömii, luth tovshuur
Tserendavaa Dashdorj - chant, chants diphoniques khöömii, luth tovshuur, vièle ekel
Ganzorig Nergui - chant, chants diphoniques khöömii, luth tovshuur, vièle morin khuur
Direction artistique : Johanni Curtet & Tsend-Ochir Otgonbaatar



Dörvön Berkh signifie en mongol le coup de jeu dans lequel les quatres faces différentes des osselets tombent en même temps. C’est un coup rare dans le jeu d’osselets (le shagai), qui porte chance et qui présage un bel avenir. Dans un sens figuré c’est aussi un terme qui symbolise l’ascension de quatre personnes ensemble vers un sommet de la réalisation sociale. 4 faces du jeu d’osselets, c’est aussi 4 faces du chant diphonique comme on ne l’a jamais entendu, on les lance ensemble pour le premier coup et si la chance les emporte, on y rejouera, sans doute...
Il existe plusieurs maîtres de xöömij en Mongolie et peu d’entre eux ont un jour partagé la même scène. Ils restent bien souvent concurrents les uns des autres. Après avoir proposé à quatre d’entre eux, qui font partie des plus célèbres du pays, de travailler autour d’une rencontre et d’une création d’un concert de chant diphonique, le projet est lancé. Chaque chanteur a montré un grand intérêt dans ce nouveau concept qui n’a jamais encore été joué en Mongolie.
Vous découvrirez ce qu’est l’art du xöömij (chant diphonique mongol), sa magie, ses acrobaties vocales, via la réunion des quatre plus grands chanteurs de Mongolie, capables d’imaginer un univers entre tradition et modernité. L’auditeur sera plongé dans le monde des harmoniques, des possibilités de la voix humaine et pourra le temps d’un concert, se laisser séduire par l’art xöömij..


Biographie des musiciens


Sengedorj Nanjid

J.Curtet_2.jpg Il est né en 1948, une année de la souris, dans le district de Chandman de la province de Khovd, en Mongolie. Retraité depuis 2009, il a dirigé et fait vivre le théâtre dramatique de la ville de Khovd pendant plus de vingt ans. Sengedorj a appris le chant diphonique seul, par l’écoute et l’imitation des chanteurs de son entourage. Depuis la fin des années 1970, il joue dans le monde entier. Sengedorj pratique plusieurs types de khöömii, s’accompagne du luth tovshuur et joue de la flûte tsuur, un instrument spécifique à la région de l’Altaï que peu de musiciens pratiquent actuellement. Il enseigne le khöömii à un nombre restreint d’élèves, chez lui ou au théâtre.


Routes Nomades/J. Curtet

Tserendavaa Dashdorj
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Il est né une année du mouton en 1955, à Chandman dans la province de Khovd en Mongolie. Il est l’un des rares chanteurs à avoir conservé conjointement un mode de vie nomade et une pratique professionnelle du chant diphonique. Son apprentissage s’est fait dans le cadre pastoral par l’imitation de son entourage. Ses professeurs et modèles ont été nombreux. Depuis les années 1980, il joue dans le monde entier. Il pratique sept types de khöömii. Tserendavaa s’accompagne du luth tovshuur, de la vièle cheval morin khuur et de la vièle ekel. Il transmet sa tradition à ses enfants, aux nomades de sa région, ainsi qu’à de nombreux étrangers de passage.

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Odsuren Baatar

Odsuren Baatar est né en 1949, une année de la vache, au village d’Aladarxaan dans la province de Zavkhan, en Mongolie. Il réside actuellement à Oulan Bator où il reste à l’heure actuelle le seul à enseigner le khöömii à l’université. Odsuren a d’abord appris les louanges magtaal. Son professeur l’a ensuite orienté vers le chant diphonique qu’il aurait appris seul, en partant de la pression sur la gorge utilisée dans l’exécution des chants de louanges. Son activité est essentiellement l’enseignement, mais il a participé à plusieurs concerts internationaux. Il pratique douze types de khöömii. Odsuren s’accompagne du luth tovshuur. De nombreux jeunes chanteurs professionnels travaillant dans les ensembles ou théâtres de la capitale ont été ses élèves. Il enseigne le khöömii à l’Université Nationale de Mongolie et à l’Université d’Arts et de Culture à Oulan Bator.











Routes Nomades/J. Curtet

Ganzorig Nergui
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Il est né en 1974 à Zuunkharaa dans la province de la Selenge, une année du tigre. Il réside et travaille comme chanteur de khöömii au sein de l’ensemble de danse et de musique du théâtre de cette ville. Mais son activité dans l’ensemble Altaï-Khangaï depuis les années 1996 l’a amené régulièrement à jouer dans de nombreux pays. Il s’accompagne du luth tovshuur et de la vièle cheval morin khuur. Ganzorig a appris le chant diphonique seul, en écoutant la radio et les enregistrements de certains maîtres. Tourné vers la composition de louanges magtaal, avec de nombreuses innovations apportées à la technique diphonique, il représente la jeune génération des chanteurs professionnels en Mongolie. Ganzorig donne des cours de khöömii à quelques élèves au théâtre de Zuunkharaa.)





Réservations: Opéra de Lille 03 820 48 9000




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