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Mercredi 6 Juin - de 18h à 19h - Foyer de l'Opéra de Lille

Jack Djeyim, grand nom de la world music, guitariste complice de Manu Dibango, repart aujourd’hui avec le Senzafrica Trio vers l’univers de la musique traditionnelle par laquelle il a été bercé pendant son enfance. La Senza – piano à pouce d’Afrique – s’est imposée à lui en 1993 au Zimbabwe.
Par cette sonorité cristalline et avec ses complices, il transporte l’auditoire entre musiques traditionnelles du Cameroun et sonorités actuelles.


Jack Djeyim

Dès l’enfance, initié aux rythmes traditionnels par son père, c’est dans le « pays Bamiléké » au Cameroun, que Jack Djeyim prend son inspiration. En 1977, il débute sa carrière professionnelle à Bafoussam, au Club de la Payotte, avec le groupe Sapho Brothers. Très rapidement, le groupe se tourne vers le Nigeria pour poursuivre son ascension. En 1984, Jack Djeyim quitte l’Afrique. Sa destination pour la France, c’est la décision de commencer une carrière solo. C’est aussi ses premières expériences d’auteur compositeur. En 1989, remarqué par le talentueux guitariste Slim Pezin, il sort son deuxième disque Le Marabout, album de la mutation, comme il aime à le désigner. Le Marabout donne à l’artiste la mesure du chemin parcouru. En France comme en Europe, Jack Djeyim devient peu à peu une valeur montante de la World Music. Reconnu comme l’un des grands guitaristes de sa génération, il a participé dernièrement à l’album de Manu Dibango.

Loin des effets de rampe, solitaire et exigeant, pour une carrière construite sans compromis ; il est avant tout un artiste authentique. Son dernier album « Dance Around the Fire », est aussi un rendez-vous musical, puisqu’une trentaine de musiciens se sont regroupés pour apporter une couleur subtile et chaude à ce disque.

« Avec le SANZAFRICA TRIO il repart aujourd’hui vers l’univers de la musique traditionnelle par qui il a été bercé pendant son enfance. La Senza est ressurgie en lui en 1993 au Zimbabwe avec la redécouverte de cet instrument et l’envie très forte de l’apprivoiser. tout au long de son entraînement il se sent transporté par cette sonorité cristalline. Il nous fait découvrir la beauté de ce concept qui est un mélange de musique traditionnelle et sonorité actuelle.

Distribution:

SANZA : JACK DJEYIM
GANZAVAL : EMILIO BISSAYA
PERCUSSION : ALEX NKUIN
CHOEUR: ROSELYNE BELINGA

Informations artistiques

Au cours d'un "voyage", d'une "migration" vers l'Afrique australe, Jacques Djeyim, en tournée pour quelques dates s'est trouvé immobilisé et désœuvré durant un mois où la vie urbaine, administrative, économique et culturelle s'était arrêtée. Le président Mugabe venait de perdre sa femme, sa première épouse, compagne de l'exil, des combats, de la solitude, de la genèse et du développement d'un récit mythique ou légendaire. Un mois pendant lequel Jacques Djeyim, flanqué du regretté compatriote et ami, Willy NFOR, bassiste,(Fela Kuti, Ghetto Blaster, Manu Dibango), las de tourner en rond, découvrait en "chinant" dans "Salisbury" un commerce de pianos à pouces, qui n'attendaient, tels un musée vivant, qu'à reprendre leurs rôles et fonctions dans la société et la culture...

L'apprentissage  de l'instrument meubla les nuits d'ennui et fit remonter dans la mémoire du guitariste, la musique reine qui présidait "les travaux et jours" du New-Bell bamiléké de Douala. Au bout d'une long chemin dans le sillage des Africains de l' Ouest sahélien (le blues et le funk des Salif Keita, Mory Kante, Cheikh Tidiane Sek), ceux de l'Ouest du golfe du Bénin (nigérians, ghanéens...), d'Afrique centrale ( Congo, Zaîre) et du Cameroun ,l'Homme des Grassfields est revenu dans l'univers musical de son enfance, de ses racines urbaines et paysannes, contemporaines des Indépendances des années 1960 : Djoumbessi Gérard, Didi Tchakounté, Tala André-Marie, "de Boulon" et "Joly Bebé"Brice Wassy, Gino Sitson et d’autres .Pour sa "Sanza", Jacques Djeyim a enregistré les voix de trois choristes parisiennes dont la justesse et la précision harmonique a fait croire à un fin connaisseur  tel que M. Dibango que l'enregistrement était "made in Pays Natal", avec des voix indigènes avant un traitement sonore en studio en Ile-de-France...

Renseignements / réservations: Opéra de Lille 0820. 48.9000