Dhol dholok cholom, Sankirtana et Rasa-lila : un panorama des arts religieux, populaires et savants du Manipur.

Pour localiser le Manipur sur une carte, il faut un bon atlas et scruter le nord-est de l’Inde entre la Birmanie et le Bangladesh. Si « manipur » signifie littéralement « joyau de la terre », c’est parce que ce petit État est exceptionnellement luxuriant et qu’il a développé des pratiques sacrées et artistiques particulièrement riches. Il a notamment donné son nom à une danse tmanipuri.jpgraditionnelle, le Manipuri, qui a été longtemps pratiquée dans les temples mais qui aujourd’hui fait partie intégrante des célébrations de la vie quotidienne – mariages et hommages rendus aux défunts.

Le Manipuri est l’une des six danses indiennes considérées comme classiques avec notamment le Kathâkali dont l’Opéra de Lille avait accueilli une compagnie il y a quelques années.

Principalement basé sur des chants et des danses de dévotion à Krishna et à sa bien-aimée Radha, le répertoire Manipuri est néanmoins d’une grande variété. Certaines formes sont étroitement liées à des rituels mystiques et extatiques. C’est le cas lorsque les musiciens chantent et dansent en battant tambours et cymbales de façon frénétique tout en exécutant des sauts périlleux et autres acrobaties à couper le souffle. Les motifs mélodiques et rythmiques appartiennent à la grande famille de la musique hindoustani. Souvent lents et délicats, les mouvements des danseuses dessinent dans l’espace des ondulations hypnotiques. Haute en couleurs et en effets lumineux, leur large jupe incrustée de centaines de petits miroirs est en elle-même un spectacle.





En collaboration avec l'Opéra de Lille et La Maison des Cultures du Monde, dans le cadre du Festival de l'Imaginaire Réservations Opéra de Lille : 0820 48 9000