Attacafa aujourd'hui c'est une éthique reconnue.

Toutes nos actions, poursuivent les mêmes objectifs et entrent dans une logique de réflexion sur la culture et leurs frontières. En vingt cinq ans, Attacafa a vu, avec grand plaisir, ses missions associatives devenir des causes défendues à des échelles locales et internationales.



  • La première mission que s'est donnée ATTACAFA en 1984, est de mettre en valeur les patrimoines culturels du monde, et participer à la transmission des savoir-faire à travers l'invitation d'artistes contemporains. Cet axe est désormais une cause défendue par l'UNESCO au titre de la sauvegarde des patrimoines immatériels : «Source d’échanges, d'innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu'est la biodiversité dans l'ordre du vivant » (Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, article1 - 2001).
  • Le travail d'ATTACAFA a toujours mis la priorité sur l’invention de nouveaux modes de collaborations entre associations, habitants, l’importance de l'espace pratiqué et du territoire, des processus d’identification plus que des identités. L'AGENDA 21 ancre à son tour en 2004 le fait que « la diversité culturelle contribue à une existence intellectuelle, affective, morale et spirituelle plus satisfaisante pour tous » (Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, article 3) et « constitue l’un des éléments essentiels de transformation de la réalité urbaine et sociale.» Les savoir-faire d'Attacafa se trouvent justement dans la capacité à fédérer des énergies et mobiliser des réseaux autour de ses projets. C'est dans la relation que nous définissons notre philosophie de l’action. Si ces «capacités relationnelles» sont travaillées au sein de l’association, la notion même de relation ainsi que la notion de « don anthropologique » font l’objet d’une réflexion constante et sont à la base de toute action.
  • Le projet associatif d’ATTACAFA s'est toujours revendiqué comme un projet global qui a intégré les nouvelles façons de penser la société et la culture, sans frontières ou séparations à priori, qui amène chacun à relier des domaines de la vie jusqu'ici trop souvent séparés (Citoyenneté, Santé, Convivialité, Economie, Invention…) et laissent de côté les clivages traditionnels. C’est un projet total qui perd de sa force s'il est fractionné, segmenté. L'AGENDA 21 a affirmé en 2004 que «les cultures ainsi que l’ensemble des politiques mises en oeuvre pour leur reconnaissance et leur viabilité constituent un facteur essentiel du développement durable des villes et des territoires, sur les plans humain, économique, politique et social. Le caractère central des politiques culturelles publiques est une exigence pour les sociétés contemporaines. La qualité du développement local requiert l’imbrication des politiques culturelles et des autres politiques publiques (sociales, économiques, éducatives, environnementales et urbanistiques).»
  • ATTACAFA soulève depuis plusieurs années - et surtout depuis que le marché de l'industrie musicale et de loisirs a vu son développement à l'échelle internationale - que la culture est aujourd’hui l’un des élément central du combat contre ces idéologies visant à faire de la diversité culturelle un marché d’exotisme, de pratiques inéquitables et le triomphe du marketing qui demande de plus en plus aux artistes de se définir, de s’identifier, de faire valoir leur différence d'un point de vue occidental. Aminata Traoré parle du viol des imaginaires du Sud… On importe des musiques, on expose des objets, mais toujours on oublie les sujets, les histoires et les contextes. Nous rejoignons sur ce point l'article 8 de la Déclaration universelle de l’UNESCO qui affirme que «pour être porteurs d’identité, de valeurs et de sens, les biens et les services culturels ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres ».

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Crédit photo : NJ